dimanche 30 mars 2014

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett



Résumé: 

En 1962, à Jackson, Mississippi, chez les Blancs, ce sont les Noires qui font le ménage et élèvent les enfants. Sans mot dire, sous peine de devoir prendre la porte. Est-ce le cas de Caroline, l’employée des Phelan, dont on n’a plus aucune nouvelle ? Mais franchement, qui s’en soucierait ? Ses amies, Minny et Aibileen, et surtout Skeeter, la propre fille des Phelan. La jeune étudiante blanche et les deux employées noires vont lier une alliance imprévisible pour « comprendre ». Passionnant de bout en bout, La Couleur des sentiments a déjà conquis plus de deux millions de lecteurs, dont Steven Spielberg qui en a acquis les droits.

Mon avis :

En 1962, la ségrégation raciale sévit toujours dans l’État du Mississippi. Noirs et Blancs vivent dans des quartiers distincts, fréquentent des écoles, des bibliothèques, des hôpitaux différents et il convient même d'éviter tout contact physique par crainte "des maladies". (Dixit : Miss Hilly : la caricature notoire du livre)
Deux bonnes noires et une jeune fille blanche vont oser se lier d'amitié et essayer de changer les choses en écrivant leur histoire.
Ce qui m'a beaucoup ému c'est l'amour quasi maternel d'Aibileen pour Baby girl, ainsi que les échanges superbes de tendresse, d'émotion, de subtilité qu'elles ont toutes les deux . La petite fille considère sa bonne comme sa mère tout en ayant une peur bleue de sa vrai mère.


Le récit met aussi en évidence tout un monde étriqué, pleins d'hypocrisie où le qu'en dira-t-on l'emporte sur le bon sens. On y parle aussi des violences conjugales, de la peur qui tient toute la population noire de ce qu'il faut faire ou ne pas faire sans s'attirer les foudres du KKK.

Quoi qu'il en soit, ce récit est magnifique. Il se dévore, avec attendrissement, sentiment de révolte, sourire, émotion, jubilation (le fin mot de la "Chose Abominable Épouvantable" perpétrée par Minny vaut son pesant d'or ; quoiqu'il en soient des conséquences désastreuses pour la protagoniste)
L'auteur nous offre là une belle histoire - inspirée de son expérience - où règnent la solidarité, le courage, la dignité, et où le pouvoir des livres ne peut que nous encourager à lire ce genre d'histoire.
J'ai apprécié d'avoir lu « La couleur des sentiments » car en plus il m'a donné envie de lire « Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur » de Lee Harper.
En tout cas, un vrai coup de cœur.

Les cochons au Paradis de Barbara Kingsolver




Résumé :

Quand Turtle Greer, six ans, est témoin d'un accident insolite près d'un barrage, son insistance à raconter ce qu'elle a vu et la confiance que sa mère a en elle sauvent un homme et font d'elle... une vedette de télé. Cette célébrité va obliger Turtle et sa mère, Taylor, à fuir. Kentucky, Oklahoma, jusqu'à Las Vegas. Passé et futur s'entrecroisent pour la petite fille cherokee adoptée. La grand-mère, Alice, déjà présente dans L’Arbre aux haricots, aura là une place indispensable et chaleureuse, comme Jax, l'ami de Taylor, et Cash, l'Indien cherokee qui donnera la clef du mystère de la naissance de Turtle.

Le lecteur est entraîné dans un monde d'amour quelquefois douloureux où l'idée de famille est mise à mal. Où est le vrai, où est le faux dans les liens familiaux ? semble se demander l'auteur avec un humour implacable.

Biographie de l'auteur :

Barbara Kingsolver est née aux États-Unis en 1955. Journaliste, poète et romancière, elle a écrit une dizaine de livres, tous publiés chez Rivages. : L’arbre aux haricots, Les cochons au paradis, Un été prodigue, Une rivière sur la lune, Les yeux dans les arbres. Connue pour son engagement écologiste, elle tient une place à part dans la littérature américaine. En 2010, elle a obtenu le prestigieux Orange Prize pour Un autre monde.

Mon avis :

« Les cochons au paradis » est la suite de « L'arbre aux haricots » : dommage je n'ai pas encore lu ce dernier, mais je ne tarderai pas à le faire, tellement ce deuxième tome m'a plu. Il peut paraître au début longuet, descriptif, mais on se laisse emporter par le style et l'écriture de Barbara Kingsolver qui est bien poétique à certains moments, les mots en tout cas nous emportent.


On y trouve une petite fille aux origines cherokee et sa maman adoptive Taylor dans une Amérique différente de celle dont on nous renvoie sans cesse l'image : l'Amérique du quotidien. On y parle aussi du problème des Indiens à garder leurs enfants : le dilemme posé dans ce livre : rendre Turtle à sa tribu ou la laisser avec sa mère adoptive qui l'aime et l'a sauvée de l’indicible.

Tous les personnages sont attachants et on suit Taylor et Turtle dans leur fuite avec inquiétude en ce demandant où tout cela va les mener.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre et je le recommande, surtout qu'il fait partie du challenge « Je prends de la auteur » sur l’Âme du livre





La femme en vert d'Arnaldur Indridason




Quatrième de couverture :

Dans une banlieue de Reykjavik au cours d'une fête d'anniversaire, un bébé mâchouille un objet qui se révèle être un os humain. Le commissaire Erlendur et son équipe arrivent et découvrent sur un chantier un squelette enterré là, soixante ans auparavant. Cette même nuit, Eva, la fille d'Erlendur, appelle son père au secours sans avoir le temps de lui dire où elle est. Il la retrouve à grand-peine dans le coma et enceinte. Erlendur va tous les jours à l'hôpital rendre visite à sa fille inconsciente et, sur les conseils du médecin, lui parle, il lui raconte son enfance de petit paysan et la raison de son horreur des disparitions. L'enquête nous est livrée en pointillé dans un magnifique récit, violent et émouvant. Une femme victime d'un mari cruel qui la bat, menace ses enfants et la pousse à bout. Un Indridason grand cru!

Biographie :

Arnaldur Indriðason (le patronyme est parfois transcrit par Indridason), né le 28 janvier 1961 à Reykjavík, est un écrivain islandais.

Il est diplômé en Histoire de l’Université d’Islande en 1996. Journaliste au Morgunbladid en 1981-1982, il devient scénariste indépendant. De 1986 à 2001, il travaille comme critique de films pour le Morgunbladid. Aujourd'hui, il est l'auteur de six romans policiers — dont plusieurs sont des best-sellers. Il vit à Reykjavik avec sa femme et ses trois enfants et est le fils de l'écrivain Indriði G. Þorsteinsson.

Arnuldur Indriðason publia son premier livre, Synir duftsins (littéralement "Fils de poussière", inédit en français) en 1997. Cette publication marque pour beaucoup le départ d'une nouvelle vague islandaise de fiction criminelle. Ces nouvelles reprennent la même équipe de détectives dont l'abrupt Erlendur.

Il fut nommé à maintes reprises écrivain le plus populaire d'Islande. En 2004, ses livres ont fait partie des 10 livres les plus empruntés à la Bibliothèque municipale de Reykjavík. Les livres d'Arnuldur ont été publiés dans 26 pays et traduits en allemand, danois, anglais, italien, tchèque, suédois, norvégien, néerlandais, finnois, espagnol, portugais et français. Arnaldur a reçu le Prix Clé de verre, un prix de littérature policière scandinave, en 2002 et 2003. Il a gagné le Gold Dagger Award, prix littéraire britannique, en 2005 pour La Femme en vert.

Mon avis :

J'avais commencé avec "Le livre du roi" qui était plus que lent et difficile à suivre, et j'ai échangé contre celui-ci....et je dois dire que je n'ai pas regretté. En effet, le polar en lui même est lent dans son déroulement, mais le sujet est tellement prenant, on voit les personnages, on ressent leurs émotions. C'est une belle écriture.
Le sujet en lui-même, malheureusement est souvent courant dans la société, mais l'analyse de l'auteur est vraiment pertinente.
J'aime bien ce genre de policier, où les choses se mettent en place doucement, on suit une intrigue à pas le pas, on vit les personnages...
Donc pour moi celui-ci est pratiquement un coup de cœur.
Autant vous dire que le premier livre que j'ai tenté, est pas mal, ce qui m'a rebuté c'est surtout l'avalanche de noms islandais imprononçables, et un enchaînement littéraire que je n'arrivais pas à suivre. Je tenterai bien un autre...à voir lequel ???


Quelques livres d'Arnaldur Indridason :

La cité des jarres
La femme en vert
La voix
L'homme du lac
Hiver arctique
Hypothermie
La rivière noire
La muraille de lave
Étranges rivages

Le retour des Phénix - Tome 1 - L'origine des flammes de Marion Obry




Broché: 330 pages
Éditeur : Les Éditions Sharon Kena (3 décembre 2013)


Résumé :

"Quand l’oiseau impérial renaîtra de ses cendres, que le mal s’invitera en terres pures alors les deux ne feront qu’un et le poussin deviendra un soleil."

Une prophétie datant de plus de trois mille ans, gravée dans la pierre, appelle aujourd’hui à être réalisée. Les Eins et les Phénix s'opposent dans une lutte éternelle dont l'accomplissement de ces mots serait la clef de la victoire.

L'éristale de l'Impératrice tant attendue se réveille et, avec elle, l'annonce de grands changements dont les deux camps subiront les conséquences.

Biographie :

Né le 21 avril 1993, elle fait actuellement des études en métier du livre sur Bordeaux.
Ce n'est que douze ans plus tard qu'est survenu cette passion de l'écriture amenant avec elle l'idée maîtresse qui donnera naissance à la trilogie "Le Retour des Phénix". Une intrigue qui a grandi en même temps qu'elle, jusqu'à ce que, presque sept ans plus tard, grâce aux Éditions Sharon Kena, un point final puisse y être posé.

Elle est également l'auteure des romans "Une Vie par delà la Lumière", de la bit-lit dont une première édition a eu lieux chez MB Éditions et dont la réédition est prévenue courant 2013 chez Valentina Édition.

Mais aussi "La Guerre des Peuples" un mélange de romance et de fantasy prévue pour Juin 2013 aux Éditions Sharon Kena.

Mon avis :

Quand j'aurai lu la trilogie, héhéhé!!!!! ^-^

Les soupirs de Londres - Tome 1 - Le manoir des immortels d'Ambre Dubois



Quatrième de couverture :

Londres, 1888. La ville est secouée par les épouvantables crimes de Jack l'Éventreur. Dans la petite communauté vampirique locale, dirigée par le ténébreux Rodrigue, l'on se pose des questions. Le tueur serait-il l'un d'eux ? La belle Stella, reconnue pour ses étonnants pouvoirs occultes, va être chargée de mener l'enquête auprès d'une curieuse famille bourgeoise, les Heartavy. Finira-t-elle enfin par découvrir la terrible vérité ? Avec ce premier roman prometteur, Ambre Dubois revisite une légende historique au sein d'un récit vampirique réussi, qui foisonne de rebondissements et de personnages surprenants.


Mon avis : 

Petite histoire vampirique, revisitant le mythe de Jack l’Éventreur, qui se lit facilement. Je l'ai trouvé néanmoins moyennement passionnant. Les personnages secondaires ont plus de relief que les personnages principaux. Il y a pourtant des ingrédients intéressants pour en faire un bon livre, mais il manque je dirais d'un peu de peps.
Si l'occasion se présente, je lirai la suite, car j'aime bien connaître les suites : mais je ne me précipiterai pas pour le faire.





jeudi 27 mars 2014

Vigdis la farouche de Sigrid Undset


Résumé :

Vigdis, belle et sauvage, préfigure d'ailleurs Christine. Elle a quinze ans à peine quand Viga Ljot, un marin islandais, s'éprend d'elle. Dans les bois où il la retrouve en secret, il abuse d'elle, malgré sa résistance. Déchirée entre la passion de Viga Ljot et l'amour de son ami Kare, Vigdis s'enfuit.Viga, désespéré, retourne en Islande où il tentera de l'oublier. Vigdis, dans la solitude et dans la honte, accouchera d'un fils. Et c'est à cet enfant, Ulvar, qu'elle demandera un jour de la venger en déposant la tête de Ljot sur ses genoux

Biographie :
Sigrid Undset est une femme de lettres et romancière norvégienne mondialement connue, née le 20 mai 1882 à Kalundborg au Danemark et morte le 10 juin 1949 à Lillehamme


Sigrid Undset se consacre très tôt à la littérature. Elle connaît rapidement le succès, avec notamment Jenny, Printemps, Maternités et Christine Lavransdatter (tous publiés aux éditions Stock), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1928.

C'est en 1909 que Sigrid Undset écrivit « Vigdis la farouche », roman inspiré des sagas islandaises qu'elle avait traduites en norvégien. Son père, célèbre archéologue, lui avait communiqué sa passion pour l'histoire et pour ce haut Moyen Age scandinave qui sera le cadre, dix ans plus tard, de l'immortelle Christine Lavransdatter.

Mon avis :

Dans le cadre d'un challenge ABC et classique, je découvre cette auteure, inconnue pour moi. Et je dois dire que c'est une très belle découverte. Son style est direct, épuré... Les sentiments et les attitudes de chaque personnage sont profonds et l'on ressent presque leurs émotions et tout cela malgré que le livre soit concis.
Il y a un souffle de tragédie, sur un amour réciproque mais qui est impossible.

J'ai beaucoup aimé et l'histoire et le style. Je relirai certainement cette auteure. Je le conseille à tous ceux qui aiment les sagas nordiques avec leurs héros à la fois guerriers mais aussi très fragiles.

Le déchronologue de Stephane Beauverger


Résumé : 

Au XVIIe siècle, sur la mer des Caraïbes, le capitaine Henri Villon et son équipage de pirates luttent pour préserver leur liberté dans un monde déchiré par d'impitoyables perturbations temporelles, Leur arme: le Déchronologue, un navire dont les canons tirent du temps. Qu'espérait Villon en quittant Port-Margot pour donner la chasse à un galion espagnol? Mettre la main, peut-être, sur une maravilla, une des merveilles secrètes, si rares, qui apparaissent quelquefois aux abords du Nouveau Monde. Assurément pas croiser l'impensable: un Léviathan de fer glissant dans l'orage, capable de cracher la foudre et d'abattre la mort! Lorsque des personnages hauts en couleur, au verbe fleuri ou au rugueux parler des îles, croisent objets et intrus venus du futur, un souffle picaresque et original confronte le récit d'aventures maritimes à la science-fiction. De quoi être précipité sur ces rivages lointains où l'Histoire éventrée fait continûment naufrage, où les marins affrontent tous les temps. Car avec eux, on sait: qu'importe de vaincre ou de sombrer, puisque l'important est de se battre!

Biographie de l'auteur

Né en Bretagne en 1969, Stéphane Beauverger vit aujourd'hui à Parie et se consacre à son écriture, entre bande dessinée en littérature. Figure montante de l'imaginaire français, son art chirurgical de la construction faite surgir des histoires violentes et singulières. Après le triptyque Chromozone, Le Déchronologue est son quatrième roman.


Mon avis :

Livre lu il y a plusieurs mois, j'en garde un très bon souvenir de lecture. L'ensemble est très plaisant sauf peut être le découpage des chapitres, Beauverger choisissant des aller/retour dans le temps un peu pénibles,

Contrairement à la plupart des lecteurs j'ai un peu triché dans la lecture, et j 'ai pris les chapitres dans l'ordre de lecture réelle du temps, ces aller-retour dans le temps me déroutaient un peu et m’agaçaient beaucoup. J'ai pris beaucoup de plaisir à le lire dans le cadre classique d'un livre, l'univers de la flibuste et des Caraïbes est plutôt bien rendu, le langage de Beauverger est riche, les tournures de phrases agréables, bref ça fonctionne, c'est exotique et il mélange habilement SF, géographie et histoire. 

Le capitaine Villon est ma foi très sympathique, les personnages secondaires sont aussi très pittoresques et attachants, enfin pour certains, d'autres sont de vrais teignes. Livre qui mélange les genres (flibuste, SF) avec bonheur.

Triskell de Audrey Alwett, Remi Torregrossa, Virginie Blancher


Résumés :




Tome 1 : Triskell

Elles sont trois reines-fées, trois sœurs Morganes. Chacune a reçu en héritage un morceau du Triskell légendaire qui symbolise les forces de la Bretagne : Mer, Vent et Terre. Mais dans la quête éternelle du pouvoir, la guerre n'a pas tardé à éclater.

Jeune orpheline, Gwen se voit confier la part des Vents. Dès lors, elle devra se heurter au rude monde des fées. 


Un musicien de rouge vêtu, un frère changé en hermine, une cité enchantée, et surtout, une fuite éperdue devant la plus terrible des sœurs morganes... Bienvenue dans l'obscure féerie de la Bretagne ancestrale !

Jusqu'ici fées et humaines vivaient dans deux mondes séparés. Or, la reconstruction du Triskell marquerait l'unification des deux mondes. Une unification, dont d'aucuns prédisent qu'elle serait destructrice.






Tome 2 : La cité des vents    

Gwen, jeune orpheline, s’est enfuie avec la part des vents. En compagnie de Man Ruz, musicien magique, et de Yannick, son petit frère changé en hermine, elle part à la recherche de la Cité aérienne qui lui permettrait de combattre Maenne, redoutable fée Morgane. C’est aussi pour affronter cette dernière, qu’Ahès, l’aînée des sœurs Morganes s’allie au peuple des sirènes. L’affrontement semble maintenant inéluctable. Pourtant, si le Triskell était réuni les conséquences seraient terribles... L’Ankou dispose des clés qui permettraient à Gwen de s’en sortir, mais le prix qu’il demande est si élevé... Et surtout, est-il prudent de faire confiance à la mort ?


Tome 3 – Le cornu de Brocéliande  


Toujours accompagnée du musicien Man Ruz et de son frère changé en cygne, Gwen s’aventure dans la forêt de Brocéliande pour y trouver le Cornu. Elle est certaine que ce dernier la soulagera du pouvoir des vents et empêchera Maenne de rassembler le Triskell. Mais le vieux dieu celte poursuit ses propres desseins...
Et s’il était à l’origine de la guerre des morgans ? Et si réunir le monde des hommes et celui des fées était dans son intérêt ? Bienvenue dans l’obscure féérie de la Bretagne ancestrale !

Mon avis :

Une très belle bd, qui nous conte une histoire de fées, de magie, de Bretagne.
Je dois dire que je suis toujours très sensible aux contes et légendes de ma région, et là c'est un vrai plaisir, autant par le scénario que par les dessins. Pour les amatrices de fantastique, n'hésitez pas.... (il fauuuut que je trouve le tome 4.




Le livre secret de Gregory Samack






Quatrième de couverture :



Au soir de sa vie, Elias Ein, un vieil érudit solitaire, se retire dans une maison très spéciale de la province de Branaü-am-Inn, en Autriche. Il y fait une découverte prodigieuse : une immense bibliothèque souterraine qui abrite le Grand Livre de la Vie, l’ouvrage lumineux dans lequel Dieu lui-même consigne le destin de chaque être humain...

Les extraordinaires facultés du Livre donnent à Elias le pouvoir d’agir sur le monde.

Une aventure trépidante va mener le vieil homme à travers l'Espace et le Temps. Une épopée au cours de laquelle il va essayer d'échapper à sa destinée, de sauver sa famille. Mais au delà, c'est le destin de l'Allemagne et de l'Europe tout entière qui est en jeu.


Mon avis :


Un livre que j'ai beaucoup aimé, mais qui m'a laissé sur ma faim. Ce sont des thèmes que l'on retrouve dans pas mal de thrillers mêlant religion, voyage dans le temps, effet papillon, la question de la destinée.

Le livre est court, et ne répond pas à toutes les questions qu'on se pose. Faudrait peut-être que je le relise, allez savoir!!!!!!


La malédiction d'Old Haven de Fabrice Colin




Résumé :

L'heure est venue pour Mary de quitter l'orphelinat de la Sainte Charité, ce couvent où les sœurs l'ont recueillie 17 ans auparavant. A elle maintenant de prendre sa vie en mains. Partie pour Boston, la jeune fille s'arrête à Old Haven, vieux village dont elle a l'impression de connaître les paysages. C'est là que fut brûlée vive une sorcière du nom de Lisbeth Wickford. En digne descendante de cette lignée, Mary se révèle une sorcière puissante. Épaulée par la Fraternité d'York, communauté de sorciers désireux de rétablir la liberté, elle fuit l'empereur despotique de cette Amérique de 1723. Sous les ordres de ce derniers, les inquisiteurs font régner la terreur, servant ses projets de grandeur suprême qui mettent le monde en danger. Capturée par des pirates puis enfermée à la cour du tyran, Mary se retrouve au cœur du conflit qui oppose deux magies.

Mon avis :


un roman de fantasy jeunesse pour lequel j'ai voté : « très apprécié » , il regroupe la plupart des genres de la fantasy : les sorcières, les magiciens, les dolmites, le steampunk, les démons et en plus on a le droit à des pirates. Le mélange est heureux et j'ai bien aimé. Dans la fantasy, j'aime pas trop d'habitude le mélange des genres, mais là Fabrice Colin fait du bon travail. Je dirais que c'est un bon livre pour celui qui découvre la fantasy. Pour moi il fut très distrayant et il m'a fait passer un bon moment. C'est bien écrit, les personnages sont très dynamiques et on a pas le temps de s'ennuyer. Une action en entraîne une autre. Il y a une suite, si je la trouve, je la lirai certainement.

Sacrée Famille de David Safier





Résumé :

Emma a toujours fait passer sa famille avant sa carrière. Résultat ? Sa librairie court à la ruine, ses enfants sont odieux et son mari indifférent. Vous avez dit "famille dysfonctionnelle" ? Une soirée mondaine en costume, une auteure à succès et une malédiction de vieille sorcière russe plus tard, et voilà tous les membres de la petite famille propulsés dans la peau des personnages dont ils portent le déguisement. Pour se sortir de cette situation farfelue, une seule solution : retrouver l'esprit d'équipe !
Emma, Max, Fée et Frank forment une famille comme tant d'autres.. Entre une fille en pleine crise d'ado, un second renfermé sur lui même et un homme accaparé par son travail... tout ne va pas pour le mieux... Un soir, revenant d'une soirée où ils sont deguisés en monstres, ils croisent une sorcière qui à 3 jours de mourir leur jette un sort.. Les voilà transformés en leur déguisement... A savoir, Une vampire, une momie, un loup-garou et un frankenstein... Ils ont 3 jours pour retrouver la sorcière pour conjurer ce sort..3 jours qui les feront rencontrer Imhonep, Godzilla et dracula...


Mon avis :

Et bien oui, j'ai adoré, pas un coup de cœur, mais super...j'ai bien rigolé. Mais c'est aussi un livre très sensible, avec la mise en avant des problèmes avec les ados, bon c'est sûr vaut mieux pas régler les problèmes comme eux les règlent. Ça ferait désordre, comme on dit ^-^
Premier livre que je lis de David Safier, mais j'aime beaucoup son écriture, très agréable, fluide et très vive. J'ai bien aimé leurs répartis à tous, ainsi que les Oufta de Franck, la frousse de Max, la rébellion de Fée et bien sûr Emma : comment ne pas se mettre à sa place quand on a eu des ados à gérer. Les personnages secondaires sont aussi très attachant et c'est ce qui fait le charme de ce livre.

Lecture commune très réussie. Je continuerai avec cet auteur, avec "Maudit Karma" qui est dans ma PAL. :-)

Mercy Thompson de Patricia Briggs



Mercy Thompson - Tome 1 - L'appel de la lune 





Biographie de l'auteur :


Patricia Briggs menait une vie parfaitement ordinaire jusqu'à ce qu'elle apprenne à lire. De ce moment-là, ses après-midis se déroulèrent à dos de dragon ou à la recherche d'épées magiques, quand ce n'était pas à cheval dans les Rocheuses.
Diplômée en histoire et en allemand de l'université d'état du Montana, elle est professeure remplaçante et écrivaine. Elle vit avec sa famille dans le Nord-Ouest Pacifique, où elle travaille à la suite des aventures de Mercy Thompson.

Résumé :


" Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. " En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

Mon avis :


Comme choix boule de neige, c'était excellent Titepomme...ça m'a permit de découvrir Mercy, et j'en suis ravie. Elle a du caractère la petite, entourée de tous ces mâles qui veulent dicter sa conduite. On ne lui en compte pas, elle n'est la propriété de personne...mais elle a quand même un gros faible pour Samuel et Adam. A voir la suite, comment tout ça va évoluer. RDV en 2014!!!!! avec la suite : 6 autres tomes quand même : ça fait bondir ma PAL...


Mercy Thompson - Tome 2 - Les liens du sang



Résumé :


"Grâce à la science, les bûchers de sorcières, ordalies et autres lynchages publics appartiennent au passé.
En contrepartie, le citoyen modèle, rationnel et respectueux de la loi, n'a pas à s'inquiéter des créatures qui errent dans la nuit. Je voudrais parfois être l'un de ces citoyens modèles. "

La mécanicienne auto Mercedes Thompson a des amis un peu partout. y compris dans des tombeaux. Et elle doit une faveur à l'un d'entre eux. Pouvant changer de forme à volonté, elle accepte de prêter main-forte à son ami vampire Stefan pour remettre un message à un autre mort-vivant.
Mais ce vampire inconnu est loin d'être ordinaire. tout comme le démon qui le possède.

Mon avis :

J'ai aimé autant que le premier, on connait déjà les personnages, et Patricia Briggs développe les rapports entre eux.

Cette fois-ci, on fait plus connaissance avec Stefan, le vampire fan de Scoobydoo. Un peu paradoxal, non...mais bon quand on sait qu'il fait attention à sa nourriture, ça veut tout dire.

On découvre qu'il se passe des choses étranges au royaume de la nuit, et que les plus loyaux ne sont pas ceux qui le crient le plus fort ! Mais Mercy est résistante et fidèle, et elle aidera son ami jusqu'au bout.

Un très bon point pour ce tome 2, je continuerai sur ma lancée. Comme les bonbons, pas tout en même temps.

Un avion sans elle de Michel Bussi

                                                              


Résumé :

Lyse-Rose ou Emilie ? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois ? Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert
le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête. Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que
les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Mon avis :

Un crash d'avion, un seul bébé survivant, deux familles qui s'entre-déchirent pendant 18 ans pour la paternité de l'enfant.
« Un avion sans elle »est un thriller du quotidien, pas le genre de récit qui accumule les morts à chaque page, donc tout bon pour moi.


Les deux premiers tiers du roman sont de facture assez classique, avec quelques longueurs, le rythme de croisière est vite atteint, mais le récit prend définitivement de l'ampleur et du véritable intérêt sur les 100 dernières pages qui nous mènent à des rebondissements à foison.

J'ai trouvé qu'il y avait une étude psychologique très fine de chacun de ses personnages, des sentiments, de l'émotion, des pointes d'humour...

J'ai bien aimé, de part l'histoire, moins celle de l'écriture .

Rouge de sang de Alice Alenin




Résumé :

1888.
Issue de la haute bourgeoisie parisienne, Aurore Brisson, dix-sept ans, a tout pour être heureuse. Pourtant, la mort de ses parents, survenue peu après sa naissance, ne cesse de la tourmenter. Élevée par son oncle et sa tante, la jeune fille découvre l'existence d'un ancien révolutionnaire, qui porte son nom ! Plongée au cœur du conflit qui oppose la bourgeoisie au peuple, Aurore est prête à tout pour connaître enfin la vérité sur son passé.

Mon avis :

En 1888, Aurore, jeune fille issue de la haute-bourgeoisie parisienne, découvre la vérité sur ses origines modestes et l'implication de sa famille durant la Commune de Paris.
Les aventures de cette héroïne vive, passionnée, qui voit s'effondrer toutes les apparences dans lesquelles elle a grandit rend se petit livre jeunesse très agréable à lire. A conseiller à de jeunes adolescents amateurs d'Histoire.

Extrait du prologue :

Mai 1871

L'homme jeta son fusil d'un geste rageur. Il n'avait plus de poudre, plus de balles, plus rien. Un instant, il considéra les soldats qui lui faisaient face, là-bas, au pied de la barricade. Eux, ils en avaient encore, de la poudre et des balles. Et surtout, ils étaient nombreux. Bien plus nombreux que lui, et que les autres insurgés. Découragé, il passa la main sur son front où se mêlaient des traînées de sueur et de sang. Fallait-il se rendre ?
Désormais - et tous les hommes perchés sur la barricade en prenaient conscience - la lutte était sans espoir. Ils allaient gagner, ces soldats venus de Versailles pour arracher Paris des mains de son peuple. Les cadavres jonchaient les rues ; la capitale brûlait. Fallait-il continuer ? Continuer et mourir, bien qu'il n'y eût plus d'espoir ?
Descendre de la barricade... se rendre... vivre... Là-bas, dans son berceau, la petite Aurore dormait paisiblement. Il sourit en songeant à sa fille, son bébé, si fragile et si belle. Elle avait juste deux mois. Pourtant, à l'idée de capituler, une bouffée de révolte monta en lui. Sacrifier tout ce pour quoi ils s'étaient battus ? Leurs idéaux ? Leurs espoirs ? Il réalisa soudain qu'il lui était impossible de se rendre. Ce qui se jouait ici le dépassait. Ce n'était plus la lutte des ouvriers contre les bourgeois, ce n'était plus le cri d'une liberté agonisante, c'était... il ne le savait pas vraiment. Mais il savait que le monde qu'ils avaient construit, le monde dont ils avaient rêvé, leur cité idéale était en train de mourir, et qu'il mourrait avec elle.
Pendant soixante-dix jours, ils avaient anéanti les différends, combattu les injustices, triomphé des mauvaises volontés... Et maintenant ! Maintenant ! Voir leurs efforts réduits en cendre par la violence ! Voir s'effondrer ce en quoi ils avaient cru ! La colère le submergea. Il n'avait plus de balles ? La belle affaire ! D'un geste rageur, il se saisit d'une pierre. Il n'avait plus de poudre ? Il avait encore la force de ses bras ! Il envoya la pierre sur ses assaillants de toute ses forces.



samedi 22 mars 2014

Les fleurs de lune de Jetta Carleton


Résumé :

Pendant la première moitié du XXe siècle, Matthew et Callie Soames se créent un monde bien à eux, dans leur ferme du Missouri, et élèvent leurs quatre filles, toutes différentes mais au caractère bien trempé. Jessica leur brisera le cœur en s'enfuyant dès sa dix-huitième année. Leonie tombera amoureuse de l'homme qu'il ne fallait pas. Mary-Jo s'arrachera au cocon familial pour aller faire carrière à New York. Et le destin de Mathy, l'enfant sauvage, se conclura par la plus terrible des tragédies que la famille aura à vivre.
Durant toutes ces années, les Soames aimeront, décevront, consoleront, tromperont, pardonneront, tenteront parfois de s'évader. Mais, au bout du compte, ils en viendront à préserver farouchement les liens d'amour assurant l'unité de leur famille.
Avec cette chronique romanesque aux rebondissements inattendus, tout imprégnée des odeurs, des saveurs et des couleurs de l'Amérique profonde, c'est un chef-d’œuvre méconnu de la littérature contemporaine que nous découvrons soudain.

Biographie :

Née en 1913 dans un village du Missouri, Jetta Carleton fut successivement professeur, rédactrice de publicité et directrice d'une maison d'édition. Cette exceptionnelle chronique familiale constitue néanmoins le seul héritage littéraire de cette professionnelle de la plume, morte en 1999 à Santa-Fée, dans le Nouveau-Mexique

Mon avis :


C'est une saga familiale qui se situe au début du vingtième siècle dans une Amérique profonde. Matthew et Callie élèvent quatre filles.


Le livre est divisé en six parties, chacune (sauf la première) étant focalisée sur un membre de la famille. Seule la première partie a pour narratrice une des filles (c'est celle qui en sait le moins sur la famille mais qui néanmoins la raconte). Les autres parties sont à la troisième personne et centrées sur un des membres de la famille.

Les différentes parties se retrouvent à la fin bien imbriquées et sont rassemblés comme un puzzle, qui nous révèle la vrai nature de chacun.

Les membres de cette famille ont tous leurs failles, leurs faiblesses, et sont plus ou moins tiraillés entre la bienséance, le quand dira-t-on, et leurs attirances personnelles.

On pourrait trouver leurs réactions mièvres, ou tout à fait décalées avec notre monde actuel, mais n'oublions pas que cette histoire se passe au début du siècle dernier dans l'Amérique profonde. La religion est très présente : le père est d'ailleurs très rigoureux sur la morale (bien qu'il ne soit pas exempt de tous reproches) ainsi que sa femme. Les filles sont à la fois tiraillées entre leur monde familial et le monde extérieur qui s'ouvre à la modernité.

C'est un livre que j'ai pris grand plaisir à lire, qui m'a ramené un peu à l'ambiance de  "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur"..... pour moi un coup de cœur.

L'épopée du perroquet de Kerry Reichs




Quatrième de couverture :

Cette fois, la coupe est pleine ! À 25 ans, Maeve est sur le point de craquer. Alors qu'elle vient de perdre son job, ses parents ont décidé de lui couper les vivres pour l aider à se prendre en charge...
Ni une ni deux, Maeve, accompagnée de son perroquet Oliver, part refaire sa vie à Hollywood. Mais c'est compter sans le destin qui s acharne. En pleine traversée des États-Unis, sa voiture rend l'âme au milieu de nulle part. Voici Maeve coincée avec son perroquet, loin des siens, loin de son rêve, dans une petite ville perdue du fin fond de l'Arizona. Petite ville perdue certes, mais qui recèle bien des charmes, comme Maeve ne tarde pas à le découvrir... Au point de renoncer à rejoindre la mythique Hollywood ?

Pourtant, au fil de la route, c'est une toute autre Maeve que le lecteur va découvrir, une Maeve qu'il ne soupçonnait pas, aux secrets incroyablement bien cachés. L'auteur réussit le tour de force de surprendre complètement le lecteur avec des révélations totalement inattendues qui vous font voir ce roman et son héroïne d'un tout autre point de vue.

Mon avis :

Un livre que j'ai beaucoup aimé.
Il est à la fois drôle, léger, plein d'humour, mais aussi touchant, émouvant. Où l'on voit une héroïne complètement décalée et extravertie, qui cache au fond d'elle une grosse blessure et qui cherche à trouver un nouveau sens à sa vie.
L'écriture est dynamique, les personnages secondaires vraiment attachants.
Un livre qui m'a beaucoup émue et fait rire.
Excellent.

Le langage secret des fleurs de Vanessa Diffenbaugh



Résumé :

Des azalées pour la passion, des roses rouges pour l'amour, du chèvrefeuille pour l'attachement...

Ballottée depuis toujours de familles d'accueil en foyers, Victoria Jones est une écorchée vive que la vie n'a pas épargnée. Incapable d'exprimer ses sentiments à travers les mots, l'orpheline a appris à maîtriser le langage secret des fleurs, qui traduit parfaitement ses émotions extrêmes. A dix-huit ans, elle se retrouve à la rue et se réfugie dans un parc de San Francisco, ou elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances.

Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d'aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu'à s'ouvrir au monde. Et à régler quelques comptes avec son passé...

Biographie :

Vanessa Diffenbaugh est née à San Francisco. Diplômée de l'Université de Stanford, elle a longtemps animé des ateliers d'écriture dans des quartiers défavorisés.
Elle vit actuellement avec son mari et ses deux enfants près de Boston.
Le Langage secret des fleurs, son premier roman, est en cours de traduction dans vingt-sept pays.

Mon avis :

Ce livre, c'est l'histoire de Victoria, une jeune femme qui a toujours été seule – ou presque – et rejetée. On la suit avec plaisir, en découvrant petit à petit son passé car les chapitres alternent le présent et le passé. Le passé évoqué – principalement les seuls moments heureux de son enfance – permet de mieux comprendre le présent car ils sont liés : les mêmes personnages apparaissent dans les deux époques.
L'histoire est touchante, elle nous raconte la vie de cette fille qui ne demande pas grand chose, juste d'avoir quelqu'un qui l'apprécie et qui tient à elle. Ses vagabondages de foyer en foyer lui on fait perdre ses illusions, s'ensuit un comportement de plus en plus hargneux.
Une seule passion l'anime, les fleurs. Elle connaît leur signification par cœur. Elle s'en occupe avec amour, délicatesse, passion y trouvant un réconfort et un bonheur tout simplement et nous à ses côtés on apprend aussi beaucoup de choses sur les fleurs et plus spécialement sur leur langage et il y en a à dire....

C'est donc une magnifique découverte autant littéraire que pour l'auteur qui signe là son premier roman. C'est une histoire qu'il faut lire, on se laisse porter par les événements qui ne laissent pas insensibles aux côtés de Victoria et de sa passion qui nous interpelle et nous fait rêver. Les fleurs sont merveilleusement mis en avant, sublimées par cette histoire envoûtante.

La jardin des secrets de Kate Morton




Résumé :


1913, sur un bateau en partance pour l'Australie se trouve une petite fille de quatre ans, seule et terrorisée. Le navire lève l'ancre et elle se retrouve à Brisbane. Si le secret de son débarquement est religieusement gardé par ses parents adoptifs, ceux-ci décident, le jour de ses 21 ans, de révéler à Nell les circonstances étranges de son arrivée dans la famille. Les questions se bousculent : Qui est-elle ? D'où viennent ses souvenirs ? Que représente le livre trouvé dans sa petite valise, seule relique d'un passé perdu ? Bouleversée, ce n'est que des années plus tard qu'elle entreprend le voyage vers ses origines. Une quête difficile pour lever le voile sur près d'un siècle d'histoire familiale...

Biographie de l'auteur


Titulaire d'une maîtrise sur la littérature victorienne, férue de gothique, l'australienne Kate Morton est depuis toujours fascinée par les romans d'atmosphère. Son premier roman, « Les brumes de Riverton, » écrit à 29 ans, est un succès mondial, bientôt suivi par « Le jardin des secrets » paru aux Presses de la Cité. Mariée à un compositeur, elle est mère de deux enfants.


Mon avis :

Un livre que j'ai beaucoup apprécié dès le début. Il faut simplement passé une bonne vingtaine de pages pour s'habituer à l'alternance des époques, avec cette histoire racontée par de multiples voix.

L'histoire s'entrelace, lentement ; les événements s'expliquent petit à petit et les personnages prennent leur place au fil des pages. Le tout m'a fait penser à un puzzle dont les pièces s'imbriqueraient de manière aléatoire, mettant en lumière tour à tour, un personnage, un lieu ou une situation, pour parvenir à la scène complète.
J'ai beaucoup aimé les personnages, les contes insérés dans l'histoire, les passages entre 1900 et 2005 , les drames , les trahisons, les amitiés, l'amour, et le jardin fabuleux et magique.
Ce roman c'est tout simplement une recherche des origines d'une enfant dont on ne sait d'où elle vient :
Nell apprend qu'elle a été adoptée . découverte à bord d'un navire ...sa vie bascule , elle passera sa vie à chercher la vérité de sa naissance mais à 65 ans le temps lui est compté. En plus elle doit s'occuper de sa petite-fille Cassandra "confiée" à ses bons soins par sa mère.
C'est Cassandra qui reprendra le flambeau à la mort de Nell , et partira à la recherche du passé avec comme point de départ un cottage qu'elle a reçu en héritage et un livre de contes pour enfants !
On navigue à chaque chapitre entre passé et présent , entre Nell et Cassandra ... 
Un bon roman, détente et suspense garantit, du moins pour moi.


La voleuse de livre de Markus Zusak




L'enfance d'une fillette racontée par La Mort.
La fillette analphabète au début du livre découvre les mots, les aime, les lit avec une telle avidité qu'elle devient La voleuse de livres, mais par amour des mots.
Sa vie au sein d'une famille adoptive qui lui apporte à la fois l'affection et l'amour des mots. Un monde rude mais affectueux. Son ami Rudy qui l'a suit partout et pour qui elle a une grande affection. La femme du Maire qui comprend sa soif d'apprendre et lui permet à sa façon de l'étancher.
Et tout cela sur fond de Seconde guerre mondiale, mais du côté allemand. La souffrance était partout, même chez eux. Ou on y découvre aussi une résistance discrète mais efficace.
Liesel apprend que les mots ont le pouvoir de faire le bien mais aussi le mal.
Tout dépend de la personne qui les utilise, les mots sont des notes de musique qui mal employées vont ravager le monde ou le sauver.
Finalement dans tout cette histoire, c'est la Mort qui a le beau rôle. Elle fait son travail et avec application comme elle le dit. Ce sont les hommes qui forment leur propre malheur et qui lui donnent autant de travail.
Une réflexion de la Mort m'a bien interpellée :
Mon but n'est pas de créer un suspense. Le mystère m'ennuie. Il m'assomme. Je sais ce qui se passe et du coup vous aussi. Non ce qui m'agace, me trouble, m'intéresse, et me stupéfie, ce sont les intrigues qui nous y conduisent".
C'est tous petits riens qui nous mènent à d’inéluctable, c'est ça qui fait la force de ce livre. Car on se doute bien que la fin n'aura rien de bien agréable.


Un coup de cœur et un bien agréable moment de lecture. 

La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joël Dicker




Résumé :

À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.

Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Mon avis :

Un livre qui nous offre fausses pistes, coups de théâtre, un livre qui se lit facilement, qui tient en haleine de part les multiples rebondissements qui parsèment l'histoire et nous amènent là où on ne s'attend pas.
Je n'ai pas toujours apprécié le style d''écriture. Mais j'ai quand même passé un bon moment, car j'aime bien les histoires qui s'écrivent dans les histoires et celle de ce livre est bien menée...

La petite fille qui aimait la lumière de Cyril Massarotto




Quatrième de couverture :

Barricadé dans sa maison au cœur d une ville déserte, un vieil homme prend des risques fous pour recueillir une petite fille blessée. L enfant ne parle pas, elle ne prononce qu'un mot : Lumière, elle qui a si peur du noir. Alors le vieillard parle, il lui raconte la beauté de la vie d'avant, les petites joies du quotidien, son espoir qu on vienne les délivrer. Il lui enseigne la possibilité d un avenir, quand elle lui offre de savourer le présent. Cyril Massarotto explore la relation filiale qui se noue entre ces deux êtres que tout oppose.

Mon avis :

L'auteur ne nous donne aucune information, sur la nature du conflit qui règne, ni sur l'endroit où l'histoire se déroule. Tout ce que l'on sait, c'est qu'il y a les « autres » qui ont tout détruit, tués la majorité de la population.
Mon imagination me dit que cela aurait aussi bien pu se passer, en Europe centrale, lors de la guerre des Balkans. (là ce n'est que mon sentiment)
Un jour, le vieux monsieur entrevoit un petit corps, meurtri, allongé dans des détritus. Contre peur et mauvais souvenirs, il brave l'extérieur pour la recueillir et s'en occuper. 
Au fil des lignes, on découvre la naissance des sentiments de ces deux inconnus, qui s'occuperont, tout à tour, l'un de l'autre.
La relation est touchante, d'autant plus qu'à travers Lumière, notre Monsieur Papi revivra des drames de son passé, et il ouvrira son cœur meurtri.
La petite fille, aussi porte bien son nom « Lumière », car elle éclaire d'un nouveau jour la vie de ce vieux monsieur, qui a tant souffert.
Livre que j'ai bien aimé, mais sans plus, malgré la justesse de l'écriture, des sentiments. Il manquait juste un petit quelque chose pour l'emporter vraiment.


jeudi 20 mars 2014

"Le poids des secrets" 5 tomes de Aki Shimazaki





Biographie de l'auteur :


D'origine japonaise, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Tsubame est le troisième volet de sa pentalogie Le Poids des secrets, qui comprend également Tsubaki (Babel n° 712), Hamaguri (Babel n° 7831, Wasurenagusa et Hotaru. 
Hamaguri a remporté le prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec, Wasurenagusa le prix Canada Japon et Hotaru le prix du Gouverneur général du Canada.
 


Résumé :

Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa. A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?



Mon avis :


En cherchant un autre livre dans les lettres S, je me suis souvenus de vos avis sur cette auteure. Et j'ai pris un peu au hasard "Tsubame" : ne connaissant pas l'ordre de lecture de cet ensemble de livres. Et bien m'en a pris, un vrai régal, je connaissais déjà le sujet : les coréens au Japon, et les problèmes qu'ils ont rencontrés. Mais là dans cette histoire, où la survie reste le silence sur les origines m'a beaucoup touché. Cette petite histoire pour une si longue vie, est tout en pudeur et en amour pour ceux qui ont disparu et pour ceux qui restent. Excellent. 

Avis général sur l'ensemble de la pentalogie :

A travers les destins croisés de Yukio, Yukiko, Mariko, Kenji et finalement Tsubaki (qui boucle la boucle), Aki Shimazaki nous raconte l’histoire du Japon au 20ème siècle. Chaque personnage livre la même histoire, dans sa propre perspective et à une époque différente. Les histoires intimes de ces personnages se croisent et s’imbriquent et pourtant, certains ne se (re)connaîtront pas.

Les personnages ont en commun de porter un très lourd secret et Aki Shimazaki aborde avec pudeur et sensibilité les thèmes de l’exil, l’identité, la filiation, le racisme, la mémoire, le mensonge, la vieillesse. Autour de ces tragédies personnelles, sont évoquées les périodes les moins glorieuses et les plus noires de l’Histoire du Japon contemporain (les difficiles relations entre le Japon et la Corée et la discrimination des coréens installés au Japon, le rôle du Japon dans la seconde Guerre Mondiale) et les grands drames qui ont forgé cette Histoire : la bombe sur Hiroshima et Nagasaki et leurs millions de victimes, le tremblement de terre de 1923.

Ces courtes histoires, à la fois douces et tragiques, sont cependant porteuses d’espoir et de lumière.

L'écriture est fine, sensible, concise. Pourtant Aki Shimazaki écrit directement en français, langue de son pays d’adoption, le Canada, où elle réside depuis de nombreuses années.
Le poids des secrets reste au top de mes lectures adorées pour 2009, je ne peux que vous conseiller vivement la lecture de ces petits romans. Vous passeriez vraiment à côté de quelque chose !

Olympe de Gouges de Catel et Becquet




Résumé :

Mariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après, Marie Gouzes décide ensuite de vivre librement. Elle se fera désormais appeler Olympe de Gouges. Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, Olympe a côtoyé la plupart de ceux qui ont laissé leur nom dans les livres d'histoire au chapitre de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, Lafayette, Benjamin Franklin, Philippe Egalité, Condorcet, Théroigne de Méricourt, Desmoulins, Marat, Robespierre...

En 1791, quand elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe demande l'égalité entre les sexes et le droit de vote ; des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu'au XXe siècle.

Avis :

Olympe de Gouges est née à un moment qui fait qu'elle participa à la révolution française, et rédigea la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Fille naturelle d'un académicien français elle vécut à Montauban. Elle y reçut une éducation où les lettres prirent une grande importance, veuve elle monte à paris, avec son amant. Elle y mena une vie d'auteur de théâtre, devançant à l'époque ce qui deviendra le théâtre engagé. Ainsi elle fit tout pour qu'une pièce de théâtre sur la traite des noirs soit représentée. Admiratrice de Rousseau elle refusa de se remarier pour ne pas confondre amour et raison. Ses engagements furent l'humanisme et l'égalité entre les hommes et les femmes. Sa volonté de mettre en adéquation ses pensées et ses actes fit que s'opposant aux montagnards, elle fut condamnée à être guillotinée.

Livre présenté sous forme de Bd en noir et blanc, il n'est pas courant de trouver ce genre de biographie aussi bien développée sous ce format. C'est une vrai réussite.

Le nombre de pages permet de suivre en détail l'évolution de cette femme, ses choix, les raisons et les motivations de ses choix. On a une réelle impression de partager la vie de cette femme. J'ai beaucoup aimé ce livre sous forme de BD/Livre, il est a déguster à petites doses pour s'en imprégner. Un gros coup de cœur pour cette belle histoire d'une femme qui fut longtemps méconnue.

Broché: 488 pages
Editeur : CASTERMAN (10 mars 2012)
Collection : Écritures
Langue : Français

« Oh boy » de Marie-Aude Murail




Résumé

Oh, boy !, c'est l'expression qui sort des lèvres de Barthélémy Morlevent, 26 ans, quand il est dépassé par les événements. Et, justement, les événements se précipitent lorsque lui tombent du ciel Siméon (14 ans), Morgane (huit ans) et Venise (cinq ans), trois demi-frère et sœurs, orphelins de fraîche date dont il est la seule famille. Ou presque. Car il a déjà une demi-sœur, plus âgée, plus "rangée" aussi. Lequel de ces deux aînés "héritera" de la jeune fratrie, dont les membres ont juré de ne pas se séparer ?

Mon avis :

Livre classé en littérature jeunesse aux éditions École des loisirs dans la collection Médium (que j'ai souvent appréciée pour mes enfants), mais à mon avis il trouve aussi bien sa place auprès des adultes. C'est un livre à la fois dur et tendre : un tas de thèmes sensibles y sont abordés : le deuil pour les enfants, le choix de la tutelle pour des fratries d'enfants, l'accompagnement d'un adolescent gravement malade, la précocité d'un enfant dans le milieu scolaire, le regard de la société sur l'homosexualité.
Pour moi ce fut un vrai régal et un vrai bonheur : j'ai ri, j'ai pleuré,je l'ai lu pratiquement d'une traite.
Oh, boy ! a obtenu le prix Jeunesse de France Télévision.

Un vrai coup de cœur, que je vous conseille de lire.

La Formule préférée du professeur de Yoko Ogawa-



Résumé :


Rentrée 2005
La Formule préférée du professeur nous fait pénétrer une sphère excentrique, un domaine qu'il faut aborder en y décryptant les codes et les usages. Un vieil homme passionné de mathématiques mais dont la mémoire n'excède pas 90 minutes, une jeune femme aide-ménagère et l'enfant qui vit avec elle. Voilà les trois personnages principaux campés dans leur simplicité et pourtant...
L'originalité de l'auteur est de nous faire franchir des mondes invisibles :
l'abstraction des mathématiques est au cœur de ce roman comme un fil rouge tendu de part et d'autre et que le lecteur devra traverser, en équilibre, suspendu au-dessus du plein des mots.
La jeune femme, lorsqu'elle entre au service du professeur, ne se doute pas de la somme d'apprentissages que celui-ci va lui permettre d'appréhender. Le handicap du vieil homme sera le vecteur d'un lien affectif puissant qui portera la jeune femme et l'enfant jusqu'à leur maturité. La passion du professeur tissera entre eux une forme de langage insolite : les nombres, les équations, seront les entités narratrices de ses humeurs et la jeune femme apprendra à les déchiffrer, se prendra au jeu et y trouvera presque une philosophie, un axe de vie autour duquel se centrer. Son fils, surnommé "root" par le professeur, s'attachera lui aussi à cet homme au présent contenu à l'intérieur de ces précieuses minutes, tant et si bien qu'ils deviendront presque parents ; formant ainsi une addition inconditionnelle, une équation parfaite.

Mon avis :

Je reprends tes termes Mia, car c'est vraiment ce que je viens de ressentir en fermant ce superbe petit livre d'une auteure encore inconnue pour moi "Un superbe conte qui vous "prend au tripes"! C'est très très fort, superbement écrit."

Tout ce que je viens de lire sur ce post, retranscrit vraiment toutes les impressions et sentiments que j'ai eu en lisant de petit condensé de poésie. Cela peu paraitre farfelu de parler de poésie quand on y développe des mathématiques, mais ces dernières m'ont toujours apporté beaucoup de détente, (surprenant non)
L'abstraction des mathématiques est au cœur de ce roman comme un fil rouge tendu de part et d'autre et que le lecteur doit traverser, en équilibre, suspendu au-dessus du plein des mots.
Les personnages sont d'une simplicité, d'une gentillesse, d'une générosité (et il en faut pour la jeune aide-ménagère et son fils pour ne pas perdre patience avec un vieil homme à qui il faut sans arrêt rafraîchir les souvenirs) Ils ont une philosophie de vie toute japonaise pleine de respect pour l'autre et pour leurs aînés qui est vraiment très touchante et qui donne à réfléchir sur notre monde parfois si inhumain avec nos anciens.
La lecture de ces quelques moments de vie entre le professeur, l'aide ménagère et Root (la racine carrée) a été pour moi un vrai coup de cœur. Je vais me chercher d'autres livres de cette auteure.

Ah oui, Juste comme ça en passant j'ai bien aimé la démonstration de l'utilité du zéro dans nos mathématiques. Il y a une belle analyse du rien et du vide  :-)

La dernière duchesse de Daisy Goodwin





Résumé :

Cora Cash est belle, pleine d'esprit, et à la tête d'une fortune colossale. Mais sa mère rêve de la seule chose qu'elle ne pourra pas lui acheter en Amérique : un titre de noblesse. Envoyée de l'autre côté de l'Atlantique, la jeune femme fait forte impression auprès de la bonne société anglaise et trouve un bon parti ; un séduisant duc dont la propriété tombe en ruine. Dans les courants d'air qui traversent les somptueuses demeures de l'aristocratie, la délicieuse Américaine a tôt fait de déchanter. Cet univers impitoyable regorge de pièges et de trahisons qui risquent fort de provoquer sa chute. Pour y échapper, l'enfant gâtée va devoir se métamorphoser en femme accomplie.

Mon avis :
Une fresque de la fin du dix-neuvième siècle au temps où la déclinante noblesse anglaise cherchait du sang neuf et de l’argent de l’autre côté de l’atlantique.

Un petit roman historique décrivant les mœurs de la haute aristocratie anglaise avec son hypocrisie, ses coups bas, et toutes ses traditions bien désuètes pour une jeune américaine pétrie du pouvoir de l'argent. Cora va devoir mûrir et prendre conscience de son nouveau statut et cela ne se fera pas sans mal.

Roman que j'ai aimé sans plus, je l'ai trouvé assez plat dans sa romance mais la description de la soi-disante bonne société anglaise de l'époque est bien rendue ainsi que le contraste entre le Nouveau Monde et l'ancien.

Pour exemple, une phrase d'introduction à un nouveau chapitre :
« Les plus brillants et les plus venimeux politiciens de la société anglaise sont en fait les ladies », c'est vous dire l'ambiance.




Les Piliers de la Terre de Ken Follet



Résumé :

L'histoire est centrée autour de la construction de la cathédrale de Kingsbridge, à côté de laquelle vont évoluer un ensemble de personnages hors normes, très attachants pour certains ô combien méprisables pour d'autres : un maître maçon idéaliste dont les raisons d'être sont de nourrir sa famille par ces temps de disette et de bâtir la plus belle des cathédrales ; un tailleur de pierre talentueux et intelligent, amoureux de la belle et inaccessible Aliéna ; un prieur bon, généreux et déterminé aussi bien dans l'exercice de sa foie que dans la gestion de son prieuré ; une belle et jeune noble déchue ayant perdu son père, son domaine, sa fortune et son honneur de femme ; un évêque ambitieux, machiavélique et assoiffé de pouvoir ; un comte orgueilleux, cupide, sanguinaire et pervers ; et les puissants du royaume qui s'entredéchirent pour s'accaparer pouvoir et richesse sans se soucier du peuple qui souffre et qui meure de faim.

Mon avis :


J'avais déjà lu auparavant « Un Monde sans fin » de Ken Follet, la deuxième partie avant la première. Sans importance, l'intérêt a été encore plus fort pour « Les piliers de la terre », les deux livres étant séparés par deux siècles il me semble.

Que dire ? J'ai adoré. Déjà j'aime beaucoup le style de Ken Follet, surtout en ce qui concerne le moyen-âge, une époque qui m'intéresse énormément. Car bien sûr, il y a l'Histoire (la guerre civile qui suivit la mort d'Henry 1er, entre son neveu Stephen et sa fille Maud) mais surtout c'est dans le côté petite histoire que j'y trouve mon compte. La description de la vie à cette époque, les différentes couches de la société, les règles établies, la façon de les appliquer. La présence de l’Église, très imbriquée dans la vie des petits comme des grands.

Et puis tous les personnages de cette très belle épopée sont vraiment très attachants : mes préférés allant du Prieur Philip, à Aliéna qui représente la condition de la femme au Moyen-âge : à la fois faible et forte. Mais qui peut être libre et construire elle-même sa vie, en travaillant et étant elle-même artisan.

Je suis contente de l'avoir choisi pour mon challenge. Ce fut une très belle découverte.